L’unité de sauvetage, appui et recherche (USAR) se voit désormais dotée de deux nouveaux engins, tenant compte de l’évolution de ses missions, désormais principalement orientées vers l’appui aux primo-intervenants.
Un vecteur rapide destiné aux missions d’appui : sécurisation des lieux, outillage facilitant le dégarnissage, étaiement rapide, éclairage, recherche, et acheminement de matériels spécifiques tels que l’extracteur de fibres ou le matériel de sauvetage en silo pour personnes ensevelies. Ce véhicule permet des interventions plus rapides, plus efficaces et plus sûres pour les équipes et les victimes.
Une nouvelle cellule équipée de matériel spécifique pour les interventions plus « lourdes ».
Ces deux véhicules offrent aux spécialistes :
- un gain en ergonomie dans la manipulation du matériel,
- de nombreuses prises électriques pour alimenter les équipements de plus en plus électroportatifs,
- une modularité permettant d’adapter l’agencement du matériel aux évolutions futures.
L’adaptation de ces véhicules a été réalisée par les mécaniciens du SDIS, en étroite collaboration avec les deux groupes de travail engagés depuis deux ans et à l’initiative de ce renouvellement.
Les prochaines formations de maintien et de perfectionnement des acquis des agents de la spécialité seront consacrées à la découverte approfondie de ces matériels.
Une spécialité en mutation
Les équipes de cette spécialité interviennent principalement pour la reconnaissance, le dégagement de victimes et la sécurisation de sites dans les milieux effondrés ou en ruine, lorsque les moyens traditionnels sont inadaptés ou insuffisants. Spécialistes des effondrements et des structures instables, elles réalisent en moyenne une cinquantaine d’interventions par an (58 en 2024, 44 en 2025) contre une trentaine auparavant.
Cette hausse s’explique par la création en 2024, de l’équipe d’évaluateurs en risques bâtimentaires, de plus en plus sollicitée pour :
- la reconnaissances et avis techniques,
- les incendies de structures,
- les mouvements de terrain, etc.
Ces interventions représentent désormais 66 % de l’activité, tandis que les interventions nécessitant la cellule spécialisée ou du matériel spécifique n’ont été mobilisées que 11 fois en 2025.